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Covid-19 : les patients diabétiques au cœur de la crise, inquiets mais disciplinés

La crise du Covid-19 s’est révélée ambivalente pour les patients diabétiques : elle a suscité et suscite encore beaucoup d’inquiétudes, mais elle a aussi mis en valeur des comportements, situations et acteurs clés pour une bonne observance. C’est ce que révèle une étude menée par le CSA auprès de 504 patients diabétiques (organisée du 18 au 27 mai 2020) pour Roche Diabetes Care France. Les patients diabétiques sont plus vulnérables aux formes graves du Covid-19 et le savent : 59 % craignent d’être particulièrement vulnérables et 37 % se sentent davantage préoccupés par leur état de santé en tant que personne diabétique depuis le début de la crise. Le déconfinement renforce les peurs : peur d’un rebond de la maladie avec un reconfinement (36 %), de contracter le virus (34 %) et, pour les patients DT1 traités par insuline, peur d’un déséquilibrage de leur diabète et de complications médicales lourdes (21 %), d’avoir des difficultés pour obtenir un rendez-vous médical de suivi (20 %) ou se procurer leur traitement et le matériel médical nécessaire (19 %). Les patients sont 13 % à s’être sentis encore plus seuls face à leur maladie pendant le confinement. De fait, 41 % des patients ont vu leur rendez-vous annulé pendant cette période, dont 73 % par le professionnel de santé lui-même. En tête des rendez-vous annulés figurent ceux chez le diabétologue (16 %) ou au laboratoire de biologie médicale (13 %). Malgré tout, les patients parviennent à gérer efficacement leur maladie. 45 % d’entre eux ont constaté une évolution de leur diabète et, parmi eux, 28 % font part d’un équilibrage. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs : près d’un quart des patients diabétiques a vu son suivi de traitement facilité du fait d’être à domicile ; 38 % des rééquilibrages sont corrélés à une augmentation de l’activité physique et 33 % à une meilleure alimentation pendant le confinement. 47 % des patients en télétravail durant le confinement ont constaté un rééquilibrage, contre 35 % des patients qui ont poursuivi leur activité professionnelle “normalement” et 39 % de ceux qui ont dû s’arrêter. 47 % des patients ayant plus de contacts avec le corps médical durant le confinement ont constaté un rééquilibrage, contre 28 % de l’ensemble des diabétiques interrogés. Lorsqu’il y a eu contact avec le médecin, ces derniers ont eu lieu principalement en face à face (41 %). Néanmoins, 38 % des patients ont eu recours à des contacts à distance avec les professionnels de santé, et plus encore chez les personnes DT1 (51 %). Si 69 % des patients sont aujourd’hui favorables au partage de leurs données avec leur médecin, ils ne sont que 4 % à le faire réellement. Les patients DT2 sont ainsi plus nombreux à être autant inquiets qu’avant cependant, et d’autant plus lorsqu’ils sont séniors, 55 % des diabétiques estiment qu’ils sont autant inquiets par rapport à leur maladie, contre 58 % chez les DT2, et même 63 % parmi les DT2 de plus de 60 ans. Par ailleurs, plus de la moitié des diabétiques interrogés n’ont pas le sentiment d’avoir bénéficié d’un accompagnement particulier pendant le confinement (58 %), un constat d’autant plus important chez les DT2 de plus de 60 ans (76 %). Vis-à-vis des perspectives sanitaires dans les prochains mois, les séniors atteints de diabète de type 2 se montrent plus inquiets que les autres : 40 % des DT2 de plus de 60 ans ont peur d’un rebond (versus 33 % pour les moins de 60 ans / 27 % et 29 % chez les DT1).

MC d’après le communiqué de Roche du 18 juin 2020.