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Des lacunes dans la détection précoce de l’augmentation des cétones

De nouvelles données en vie réelle révèlent un fardeau croissant lié à l’acidocétose diabétique (ACD).

  • Une étude rétrospective menée sur 21 ans auprès de près de 660 000 personnes atteintes de diabète au Royaume‑Uni a révélé que les taux d’ACD ont fortement augmenté chez les personnes vivant avec un DT1 (multipliés par trois) comme avec un DT2 (multipliés par six). L’étude a également mis en évidence des taux élevés de récidive avec 31,5 % dans le DT1 et 12,1 % dans le DT2.
  • Une deuxième étude, menée auprès de 553 adultes atteints de DT1 au sein de la cohorte française SFDT1, a montré que, bien que 95 % des participants avaient entendu parler de cétose, 91 % connaissaient l’ACD et que plus de la moitié avaient déjà vécu un épisode d’ACD, seulement 38 % déclaraient ne jamais tester leurs cétones, notamment du fait de la difficulté à reconnaître précocement les symptômes ainsi que le temps nécessaire à la réalisation des tests. L’étude a également mis en évidence des différences significatives dans la fréquence à laquelle les PDS encouragent la réalisation de tests de cétones. Les personnes utilisant des injections multiples quotidiennes d’insuline étaient beaucoup plus susceptibles de déclarer ne jamais être invitées à tester leurs cétones, et moins susceptibles de se voir prescrire des tests, comparativement à celles utilisant une pompe ou un système AID.
  • Une troisième étude qualitative menée auprès d’endocrinologues, de pédiatres endocrinologues et de médecins généralistes aux États‑Unis a mis en évidence une grande variabilité dans la manière dont la surveillance des cétones est enseignée et pratiquée. Les PDS ont décrit un recours limité aux données de cétonémie dans le suivi courant, une utilisation inégale des méthodes traditionnelles de mesure des cétones et des recommandations très variables sur la façon de réagir en cas d’élévation des cétones, même parmi les spécialistes qui prennent en charge l’ACD de manière régulière. Les contraintes relevées concernent notamment l’absence de recommandations standardisées, des relevés de cétones incomplets ou indisponibles, une dépendance excessive aux tendances du glucose issues des systèmes de MCG.

Par ailleurs, une prise de position récente d’experts internationaux, soutenue par Breakthrough T1D, souligne le besoin toujours présent d’identifier plus précocement l’élévation des cétones afin de réduire le risque d’acidocétose diabétique. Si les systèmes de mesure en continu du glucose (MCG) ont contribué à diminuer les taux d’ACD, celle‑ci demeure un sujet de préoccupation, car le taux de glucose ne reflète pas toujours l’accumulation de cétones.

MC d’après le communiqué d’Abbott du 12 mars 2026.