Pendant longtemps, tous les patients vivant avec DT2 étaient regroupés en une seule catégorie. Pourtant, il n’y a pas un DT2 unique, mais plusieurs sous-groupes de patients qui développent un diabète avec des mécanismes biologiques, des symptômes et des trajectoires différentes. Une étude de l’institut Necker-enfants malades (Inserm/CNRS/Université Paris Cité) a ainsi mis en évidence quatre sous-types de DT2 distincts, chacun défini par un profil immunitaire différent, et associé à un risque différent de complications. Les études ont identifié des marqueurs biologiques permettant de prédire le risque de complications cardiovasculaires et rénales liées au DT2, jusqu’à 5 ans avant leur apparition. Ces travaux ont été publiés dans Cell Metabolism. Cette nouvelle classification constitue une avancée majeure dans la manière de comprendre le DT2 tout en guidant une prise en charge plus adaptée pour ces profils plus à risque de complications. Sur la base de ces conclusions, de nouveaux traitements qui ciblent les dysfonctionnements immunitaires chez les patients avec un profil inflammatoire sont en cours d’études cliniques (300 patients avec un DT2 SIND inclus).
DH d’après le communiqué de Inserm du 3 septembre 2026.

