Dans EpiCoDiab (Roche Diagnostics France, timkl et IQVIA France), grâce à un algorithme de machine learning appliqué à 10 années de données du SNDS (2010-2019), les chercheurs ont pu analyser séparément l’évolution de chaque type de diabète (tendances épidémiologiques, complications et impact économique). Cette étude montre notamment, qu’en 10 ans, le nombre d’adultes vivant avec un diabète en France a fortement augmenté : un adulte sur 12 en 2019, soit 8,3 % de la population adulte (prévalence : +29 % pour le DT2 et +15 % pour le DT1). Par ailleurs, le DT2 est devenu un enjeu cardiovasculaire à part entière : en 2019, 72,7 % des patients souffrent d’hypertension, 10,6 % ont déjà été touchés par un infarctus du myocarde ou une maladie cardiaque, et 9 % souffrent d’insuffisance cardiaque ou de troubles du rythme. Les patients traités par insuline représentent le profil le plus fragile avec 15,3 % d’hospitalisation pour des complications liées à la maladie en 2019. Leur coût moyen annuel s’élève à 13 424 € – soit 2,6 fois plus que celui d’un patient DT2 sans insuline (5 091 €/an). Concernant le DT1, la prise en charge a été profondément transformée par les innovations thérapeutiques et technologiques. L’utilisation des pompes à insuline a fortement progressé (de 12,5 % des patients à 26,7 %), contribuant à réduire les hospitalisations d’urgence et à améliorer significativement la qualité de vie et la longévité. Sur la décennie, le taux de mortalité a diminué de 2,6 à 1,5 % et l’âge moyen au décès est passé de 64,1 à 66,8 ans. Ces avancées se traduisent par une baisse du coût moyen par patient de 9,6 % (11 102 ’ 10 033 €/an), portée principalement par la réduction des coûts de soins de ville. Le coût total du diabète pour l’Assurance maladie a dépassé 30 milliards d’euros en 2019, contre 23 en 2011. Cette hausse reflète avant tout la progression du nombre de patients – le DT2 représente à lui seul près de 90 % de la dépense totale. Cependant, une tendance encourageante : le coût moyen par patient diminue pour tous les profils : -9,6 % pour le DT1, -7,7 % pour le DT2 traité par insuline.
MC d’après le communiqué de Roche du 26 mars 2026.

