Alors que la chirurgie bariatrique permet d’améliorer la satisfaction des patients obèses quant à leur image corporelle, plusieurs problématiques apparaissent : excès de peau, adaptation à une nouvelle identité, désaccord avec la représentation de soi…
L’insatisfaction par rapport à son image corporelle : une problématique non spécifique au patient obèse
L’image corporelle
L’insatisfaction par rapport à son image corporelle est un phénomène communément décrit dans la population générale. Paul Schilder est le premier à avoir défini l’image corporelle en 1935 comme « l’image de notre propre corps que nous formons dans notre esprit, autrement dit, la façon dont notre corps nous apparaît à nous-mêmes » (1).
L’image corporelle n’est pas statique : elle est issue d’une multitude de variables personnelles, contextuelles, environnementales passées et présentes. D’abord en construction au cours du développement de l’enfant, elle est ensuite en reconstruction tout au long de la vie, notamment lorsque surviennent des bouleversements importants, qu’ils soient corporels ou relationnels (2).
Les paramètres rentrant en jeu
Dans la population générale
Dans la population générale, certains paramètres semblent être corrélés à une plus grande insatisfaction vis-à-vis de son image corporelle :
• être une femme (3),
• être d’origine caucasienne ou fortement acculturé au mode de vie occidental (4).
L’image corporelle n’est pas statique : elle est issue d’une multitude de variables personnelles, contextuelles, environnementales passées et présentes.
En cas d’obésité
De manière prévisible, cette insatisfaction corporelle est, dans une société du culte de la minceur pour la femme, encore plus importante chez la femme obèse (5). Le corollaire de cette affirmation est que l’on pourrait penser que plus l’IMC est élevé, plus grande est l’insatisfaction corporelle. En fait, plusieurs études (6, 7) ont montré que ces deux paramètres n’étaient pas liés.
D’autres paramètres ont été décrits comme corrélés à une plus grande insatisfaction par rapport à son image corporelle chez les patients obèses (8-10) :
• une obésité évoluant depuis l’enfance,
• des épisodes de stigmatisation dans l’enfance ou à l’âge adulte,
• des troubles du comportement alimentaire,
• l’existence d’une dépression sous-jacente,
• des antécédents de régime avec effet yoyo,
• et la surestimation de son poids (11, 12) ; cette surestimation étant plus fréquemment retrouvée chez les femmes, les jeunes et les patients d’origine caucasienne.
La lecture de cet article est réservée aux abonnés.
Pour accéder à l'article complet
Découvrez nos offres d'abonnement
Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !
- Tous les contenus de la revue en illimité
- Les numéros papier sur l'année
- Les newsletters mensuelles
- Les archives numériques en ligne
ou
Achetez cet article
ou
Inscrivez-vous gratuitement sur Diabète & Obésité.fr et bénéficiez de l'accès à de nombreuses catégories du site !
- Accès aux catégories d'articles exclusives
- Les newsletters mensuelles
- Votre historique de commandes en ligne