J’ai toujours aimé manger. Enfant, j’avais le sentiment que la nourriture me donnait de la force. Adolescente, c’était mon plus grand plaisir. Puis est arrivée l’insulinothérapie fonctionnelle (IF) et, avec elle, une forme de libération des glucides. Mon plus grand bonheur est alors devenu de dévorer un gros beignet au Nutella. Rien n’était plus magique. Je ressentais des frissons dans les tempes, mes yeux s’illuminaient. Le petit déjeuner était littéralement ma motivation pour me lever le matin. Et j’avais faim. Tout le temps. On me répétait souvent que je ne savais pas faire la différence entre la faim et l’envie de manger. Pendant ce temps, je prenais du poids. Comme une fatalité que je ne pouvais éviter. C’est à ce moment-là que la culpabilité s’est installée.
Liberté alimentaire et équilibre glycémique ingérable
Si l’IF me semblait salutaire pour ma liberté alimentaire, il n’en fut rien pour mon diabète de type 1 (DT1). Alors que ma mère avait consacré une grande partie de sa vie à maintenir mon hémoglobine glyquée (HbA1c) autour de 6 %, cet équilibre a rapidement volé en éclats. J’avais toujours mangé des féculents, mais la réintroduction massive de gras et de sucre a provoqué des hyperglycémies post-prandiales incontrôlables. Peu à peu, j’ai perdu ma sensibilité à l’insuline.
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