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Adomed webinaire juillet 2025
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Tout comme le futur du diabète de type 2, celui du diabète de type 1 est également très intéressant. Il y a certes une augmentation du nombre de personnes diagnostiquées, mais nous avons de plus en plus d’outils à notre disposition pour les traiter. De plus, la connaissance de la pathogène s’est grandement améliorée

Nous avons maintenant une ouverture vers la prévention, vers la guérison du diabète de type 1.

Les mauvaises nouvelles ?

Nous voyons que le DT1 devient de plus en plus fréquent, surtout chez des enfants en très bas âge. La maladie semble devenir de plus en plus agressive. De plus, dans le monde, nous voyons qu’elle s’étend maintenant à des populations qui n’étaient pas typiques, comme les populations non caucasiennes. Il y a donc une augmentation du nombre de personnes qui sont diagnostiquées DT1.

 

Les bonnes nouvelles ?

Naturellement, il y a aussi de plus en plus de gens qui vivent une vie pleine avec le DT1 grâce aux nouveaux médicaments, mais aussi grâce aux capteurs, aux pompes à insuline et surtout aux boucles fermées dont nous disposons aujourd’hui : les pompes parlent aux capteurs et adaptent leurs doses d’insuline grâce à des algorithmes, grâce à l’intelligence artificielle.

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que maintenant nous avons vraiment une ouverture vers la prévention et la guérison du DT1. En effet, nous comprenons de mieux en mieux ce qu’est le DT1. Il s’agit d’une maladie auto-immune où il y a vraiment une danse entre le système immunitaire et la cellule bêta qui conduit à l’échouement de cette dernière. Elle meurt, mais aussi elle fonctionne de moins en moins. Nous comprenons maintenant la pathogenèse de cette maladie et cela ouvre la possibilité d’intervenir. Ainsi, aujourd’hui plusieurs interventions, surtout immuno-modulatrices mais aussi bêta-cell protectrices sont testées, par exemple en Europe dans le réseau INNODIA. Il y également de l’espoir pour les personnes qui ont déjà un DT1, c’est-à-dire qui ont déjà détruit la plupart de leurs cellules bêta avec la production d’îlots à partir de cellules souches.

Il nous manquait encore une petite pièce du puzzle : comment trouver les personnes qui ont déjà un DT1 auto-immun, mais qui n’ont pas encore détruit 80-90 % de leurs cellules bêta et donc qui sont en phase pré-clinique (stade 1 ou 2), sans symptômes ? La bonne nouvelle est que nous savons maintenant que la présence d’anticorps contre des peptides de la cellule bêta au sein de familles où un membre présente déjà un DT1, et même dans la population générale, indique une future progression vers la maladie clinique. Nous pouvons donc faire le diagnostic d’une façon très précoce.

Nous vivons une période très intéressante pour le DT1, car nous sommes maintenant prêts à prévenir et à guérir cette maladie.