L’essai de phase III TRIUMPH-1 évaluait l’efficacité et la tolérance du rétatrutide, triple agoniste des récepteurs hormonaux GIP, GLP-1 et glucagon chez des adultes en situation d’obésité ou de surpoids avec au moins une comorbidité liée au poids et sans diabète. À 80 semaines, toutes les doses (4, 9 et 12 mg) ont atteint les critères principaux et secondaires d’efficacité pour l’obésité. Les patients traités par rétatrutide 9 et 12 mg ont perdu, respectivement, en moyenne 29,2 kg (25,9 %) et 31,9 kg (28,3 %). Ceux traités par rétatrutide 4 mg, avec une seule étape de titration, ont perdu en moyenne 21,4 kg (19,0 %). À noter que, 65,3 % des patients sous rétatrutide 12 mg ont atteint un IMC inférieur à 30 à 80 semaines, dont 37,5 % parmi ceux qui présentaient initialement une obésité de classe 3 (IMC ≥ 40). Dans une extension de l’étude poursuivie jusqu’à 104 semaines, pré-spécifiée et en aveugle chez les patients avec un IMC ≥ 35, ceux poursuivant sous rétatrutide 12 mg ont perdu en moyenne 38,5 kg (30,3 %). De plus, le rétatrutide a entraîné des améliorations significatives par rapport à l’inclusion sur certains facteurs de risque cardiovasculaire, dont le tour de taille, le cholestérol non-HDL, les triglycérides, la pression artérielle systolique et la protéine C-réactive ultra-sensible. Les effets indésirables observés dans l’étude étaient comparables à ceux des études avec d’autres traitements de la classe des incrétines (dont nausées, diarrhées, constipation, vomissements et infections des voies respiratoires supérieures). Des événements de dysesthésie ont été rapportés chez 5,1, 12,3 et 12,5 % des patients respectivement, contre 0,9 % sous placebo. Des infections urinaires ont été déclarées chez 7,5, 8,8 et 8,4 % contre 5,3 % sous placebo. Ces événements étaient généralement légers à modérés, la plupart s’étant résolus pendant le traitement et sans nécessité de l’interrompre pour la majorité des patients. Les taux d’arrêt liés aux effets indésirables étaient de 4,1, 6,9 et 11,3 % avec le rétatrutide contre 4,9 %. De nouvelles données du programme TRIUMPH seront communiquées prochainement, notamment pour TRIUMPH-2, qui évalue le rétatrutide chez des adultes souffrant d’obésité ou de surpoids associés à un DT2, et TRIUMPH-3, chez des adultes souffrant d’obésité ou de surpoids et une maladie cardiovasculaire avérée.
MC d’après le communiqué de Lilly du 21 mai 2026.

