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La prévalence du diabète est en constante augmentation et, avec l’amélioration progressive des traitements et de la prise en charge, les patients vivent de plus en plus âgés et sont plus à risque de développer des complications liées à la maladie. Au-delà des complications oculaires, neurologiques, rénales et cardiovasculaires bien connues, il est aujourd’hui de plus en plus reconnu que les perturbations du métabolisme glucidique ont un effet délétère sur le métabolisme osseux. Le diabète se présente ainsi comme un facteur de risque indépendant de fracture de fragilité.

Risque fracturaire chez les patients diabétiques

Le risque fracturaire est augmenté chez les patients diabétiques de type 1 (DT1), quel que soit le sexe ou l’âge. Il est doublé dès l’âge de 30 ans chez les femmes et
40 ans chez les hommes par rapport aux non-diabétiques. L’augmentation du risque prédomine sur les fractures de hanche et il semble y avoir une plus grande proportion de fractures des membres inférieurs par rapport à la population générale (1). L’augmentation du risque est plus modérée dans le diabète de type 2 (DT2), comprise entre 5 et 40 %, et les fractures sous-trochantériennes semblent plus fréquentes (2). Les patients diabétiques sont également plus à risque de complications post-fracturaires telles que retard de consolidation, infection, événement cardiaque, notamment lorsqu’ils sont atteints de complications de la maladie, et la mortalité suite à une fracture de hanche est plus importante chez les patients DT2 (3).

Évaluation du risque fracturaire

Facteurs de risque

Les facteurs de risque traditionnels de fracture restent pertinents chez les patients diabétiques. Cependant, des facteurs supplémentaires liés à la maladie sont à prendre en compte.

Hyperglycémie

Une concentration élevée en glucose in vitro a un effet délétère sur les cellules formatrices osseuses, les ostéoblastes, et pourrait favoriser la résorption osseuse (4). Il existe également un effet indirect de l’hyperglycémie via la production de produits terminaux de glycation avancée, les AGEs. Chez l’Homme, on observe en effet une augmentation du risque de fracture pour une HbA1c de départ généralement ≥ 8 % (2). Cependant, un contrôle glycémique strict (HbA1c < 7 %) ne semble pas bénéfique, probablement en raison du risque d’hypoglycémie et de chute, notamment chez les patients âgés.

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