La Société francophone du diabète travaille notamment sur plusieurs axes : la recherche, les prises de position, l’enseignement, l’action en francophonie, la défense des intérêts professionnels médicaux et paramédicaux ou encore les interactions avec les patients.
Nous devons faire front commun afin que les patients bénéficient des meilleures thérapeutiques.
Quelles sont les activités de la SFD ?
La SFD, c’est la recherche et les publications qui sont faites par les équipes de diabétologie. Il s’agit également des prises de position qui sont stimulées par la SFD sur différents sujets, comme c’est le cas actuellement sur la boucle fermée. La SFD, c’est aussi l’enseignement, avec le congrès bien sûr, mais également les Journées nationales du DES (JNDES), donc des internes actuellement qui se forment à la spécialité. Nous les invitons à adhérer à la SFD puisque le diabète va occuper une bonne part de leur activité et ça leur permettra de se maintenir à jour des connaissances. Parmi nos nouveautés, nous proposons des webinaires de la SFD qui sont mensuels, ouverts à tous, 1 h, le mercredi soir, une fois par mois. Les replays sont accessibles aux membres. L’idée étant de traiter des sujets d’actualité comme la mesure continue du glucose, les hypoglycémies, etc. ; des thèmes qui doivent intéresser les praticiens pour savoir où on en est de l’état de la science et de la mise en place de mesures pratiques.
La SFD souhaite également développer l’action en francophonie. Nous essayons de nous projeter davantage vers des pays à partir desquels on peut moins facilement venir aux réunions annuelles comme l’Afrique, l’Océan indien, le Canada, pour que la diabétologie francophone rayonne à travers le monde.
Et enfin, nous avons beaucoup d’activités pour les défenses des intérêts professionnels, médicaux, paramédicaux, les interactions avec les patients. L’idée étant qu’on est tous sur le même sujet et qu’on veut faire avancer des choses ensemble dans le bon sens. Donc on essaye d’avoir une parole unique vis-à-vis des institutions et notamment pour la prise en charge de toutes les innovations thérapeutiques, que ce soit la mesure continue du glucose, les boucles fermées. Il y a vraiment une révolution actuelle dans la prise en charge du diabète et c’est vrai qu’il faut que nous fassions front commun pour avancer et pour que les patients disposent de la meilleure thérapeutique vu l’état actuel de la science.
Quelles sont les perspectives ?
Il s’agit de poursuivre sur ces axes, d’avoir plus d’adhérents bien entendu, et que les gens comprennent pourquoi il faut adhérer : pouvoir accéder à l’ensemble de ces services, à toute cette offre de formation universitaire, post-universitaire, de connaissances de l’état de la science, de mises en pratique des innovations. La SFD veut se projeter au maximum vers les diabétologues et toutes les personnes qui sont intéressées par le diabète dans leur vie quotidienne.
Par ailleurs, la SFD aimerait tisser des liens plus forts avec l’EASD, la société européenne d’étude du diabète. Les Français y sont relativement peu présents alors que la France est le deuxième pays d’Europe en termes de population. Nous souhaitons donc développer des actions communes avec des symposiums, une aide aux jeunes chercheurs cliniciens et fondamentalistes francophones pour travailler davantage avec les autres équipes européennes sur de gros projets. L’ouverture vers l’Europe fait partie des grands enjeux de la SFD pour les années à venir.