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Le système peptidergique 26RFa/GPR103 : un nouvel acteur dans l’homéostasie énergétique et glucidique

La prise alimentaire relève d’une régulation complexe comportant de nombreux peptides anorexigènes et la ghréline, qui jusqu’à présent représente le principal peptide orexigène. La description récente du système peptidergique 26RFA/GPR103 impliqué dans le métabolisme énergétique via une activité orexigène et dans le métabolisme glucidique via une activité incrétine ouvre de nouvelles pistes physiologiques et thérapeutiques.

Le 26RFA : un peptide orexigène (1)

Isolé initialement à partir de cerveaux de grenouille, le 26RFa appartient à la famille des peptides RFamides définis par un motif Arg-Phe-NH2 en position C terminale. L’homologie de séquence observée chez les poissons, oiseaux et mammifères a rapidement suggéré une implication du peptide dans les fonctions vitales.
Le 26RFa et sa forme allongée en N terminal, le 43RFa résultant du clivage du pré-pro26RFa, se fixent sur un récepteur membranaire couplé aux protéines G, le GPR103. Ce récepteur est fortement exprimé dans le système nerveux central et tout particulièrement au niveau de l’hypothalamus. Cela suggère un possible rôle du système peptidergique dans la régulation de la prise alimentaire. De fait, chez le rongeur, l’injection intracérébroventriculaire augmente la prise de nourriture et l’exposition chronique au 26RFa conduit à une augmentation significative du poids. Parallèlement les résultats récents obtenus chez les souris invalidées pour le 26RFa ont confirmé les caractéristiques orexigènes du 26RFa. En effet, le poids des souris déficitaires en 26RFa est diminué de 10 %, en soulignant que très peu de modèles de souris KO sont associés à des différences significatives de poids. Lorsque les souris déficitaires en 26RFa sont exposées à un régime High Fat Diet, la différence de poids s’accentue encore par rapport aux souris « sauvages ». L’analyse des mécanismes rendant compte de l’effet orexigène du système peptidergique a mis en évidence que le 26RFa activait la libération hypothalamique du NPY qui inhibait alors l’activité des neurones à POMC.

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