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Activité physique et muscle – Quel rôle dans le diabète de type 2 ?

L’activité physique est reconnue comme une “multipilule” (1). Elle joue un rôle reconnu dans la prévention et le traitement des maladies chroniques (1, 2). Activité physique et inactivité physique ont des effets démontrés opposés sur le risque de développer des maladies chroniques, ce qui s’explique en grande partie par les conséquences de la contraction musculaire sur de nombreux tissus et métabolismes. Il est en effet largement démontré qu’il existe un dialogue entre le muscle squelettique, le tissu adipeux, l’os, le cerveau, le foie, le pancréas via la production musculaire de myokines, entre autres (3). L’objectif de cet article est de présenter les nouvelles données sur les effets de l’activité sportive sur le muscle, en focalisant sur le sujet ayant un diabète de type 2, d’une part, et d’autre part sur les mécanismes d’action et surtout sur le rôle des myokines qui confèrent au muscle un rôle de tissu endocrine.

 

Résumé

La diminution de la force musculaire (force de préhension) est un facteur prédictif de mortalité et de morbidité et est associée à un risque augmenté de développer un diabète de type 2, d’où l’intérêt de préserver la masse musculaire, quels que soient l’âge et le sexe. La seule stratégie non pharmacologique capable d’augmenter la masse musculaire est l’activité physique. Les mécanismes sous-tendant les effets des différents types d’entraînement (endurance, renforcement musculaire, par intervalles à haute intensité) sont multiples, d’où l’intérêt de combiner différents types d’entraînement. Le muscle squelettique agit comme un organe sécrétoire pendant l’exercice (myokines et autres peptides métaboliquement actifs produits par le muscle lors de la contraction musculaire et libérés dans la circulation générale). Ainsi, le rôle du muscle ne se limite pas à la consommation de glucose et/ou à l’utilisation des acides gras, mais s’élargit à des effets inter-organes permettant un ajustement du fonctionnement entre les différents tissus, jouant un rôle important dans un contrôle global métabolique plus sain. De ce fait, le muscle squelettique est un organe endocrine actif dont l’activation régulière par l’activité physique est un acteur indispensable chez les sujets ayant un DT2.

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