L'expertise pratique en diabétologie

EASD 2019 – Les effets bénéfiques des incrétines sur le cerveau

Le diabète est associé à une plus forte prévalence de dépressions et de dégénérescences cognitivo-comportementales comparativement à la population générale. Malgré de nombreuses tentatives pour optimiser l’équilibre glycémique dans l’espoir d’infléchir cette fréquence, peu de thérapies aujourd’hui semblent capables d’en freiner l’évolution. En s’appuyant sur des modèles murins de dégénérescence cérébrale reproduisant une maladie d’Alzheimer ou une maladie de Parkinson, une équipe chinoise du Henan a présenté des résultats intéressants s’agissant des effets neuronaux bénéfiques des analogues du GLP-1.

 

Insuline et cerveau

 

Régulation du métabolisme énergétique

Bien que peu connue, l’action de l’insuline sur le cerveau est indéniable. Elle participe ainsi à la régulation du métabolisme énergétique, en agissant sur la prise alimentaire et en favorisant la dépense énergétique par le biais de récepteurs hypothalamiques (noyaux arqués et ventromédians).

Croissance tissulaire

Mais l’insuline agit également comme un facteur de croissance tissulaire central à l’instar de ce qu’elle réalise en périphérie. Au niveau cérébral, elle protège les neurones de l’action oxydative du stress, elle inhibe l’apoptose et peut initier une réparation cellulaire. Elle semble ainsi avoir un rôle clé dans l’activité synaptique et la réparation de l’ADN, mais aussi dans l’amélioration de la neurogenèse et de la croissance dendritique par le biais de son action facilitatrice sur la pénétrance glucosée.

Sensibilité des récepteurs insuliniques

Lors d’une dégénérescence cérébrale comme dans une maladie d’Alzheimer ou une maladie de Parkinson, il semble que la perte de sensibilité des récepteurs insuliniques centraux soit l’un des facteurs importants des processus apoptotiques. Toute molécule pouvant resensibiliser le signal insulinique au niveau des récepteurs centraux pourrait dès lors être bénéfique sur l’évolutivité de la maladie. Les propriétés du GLP-1 en font un candidat intéressant pour ce faire. Ce facteur de croissance tissulaire, améliorant le signal insuliné, normalisant l’utilisation énergétique, réduisant l’inflammation et améliorant la réparation cellulaire, méritait donc d’être testé.

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