L'expertise pratique en diabétologie

Être soi après la chirurgie bariatrique : où se situe le patient ?

Constats dans un service pluridisciplinaire de chirurgie bariatrique

En chirurgie bariatrique, la HAS préconise un suivi post-opératoire “à vie”. Si la surveillance “organique” paraît à première vue logique, il doit impérativement en être de même pour l’accompagnement psychologique. En voici quelques raisons, que les patients, participant à l’éducation thérapeutique dans un service pluridisciplinaire d’hospitalisation à temps partiel, nous font découvrir. Au travers de l’obésité, il s’agit du corps et de tout ce qu’il représente.

Résumé
Le désir de perdre du poids, de ne plus être obèse amène le patient à la chirurgie bariatrique. Opéré, il constate les modifications corporelles. Mais le clivage entre vie psychique et physique entraîne des réactions diverses dont certaines régressives, avec retour des troubles du comportement alimentaire, évitement. La prise en charge de groupe, sécurisante, permet de comprendre les impacts de son histoire de vie et avancer. La surveillance clinique doit se faire parallèlement au soutien psychique par des techniques adaptées au patient, patient qui reste fragile.

Le patient(e) était venu(e) consulter le chirurgien ou son réseau, pour obtenir la solution, ultime (?), définitive (?), facile (?), miraculeuse (?) à ne plus être obèse ou atténuer son obésité.
Relater, analyser ce que les patients peuvent exprimer en mots, ou ce qu’ils laissent à montrer dans un passage désiré vers le « j’irai mieux, je serai mieux » du post-opératoire, est en fait très complexe.

Le patient était malade…

Le passage du « je ne me sentais pas bien » à « je me sens mieux » laisse à penser que le patient(e) était “malade” (1). Effectivement le diabète, l’hypertension artérielle, l’asthme, le syndrome d’apnée du sommeil, le handicap à la mobilité régressent, voire disparaissent ; le bilan hépatique perturbé se normalise après la chirurgie. On entend aussi « je me sens plus en forme », cela peut signifier qu’une certaine énergie a été acquise. Toutefois, cela peut présumer que derrière se cachait un corps “informe” ? Mais ce corps malade, ou devenu tel, faisait obstacle à une capacité normative, « ne pas être comme les autres ». Parfois, c’est le déni de ce corps gras qui révèle la perturbation intéroceptive, comme sauvegarde d’un effondrement psychique. Le patient alors n’en dit rien, la quête psychologique acte le “mal-être”.

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