L'expertise pratique en diabétologie

Image de couverture : Îlots de Langerhans humains après isolement © Unité INSERM 1190 « Recherche translationnelle sur le diabète » – EGID – CHU Lille

 

La greffe d’îlots pancréatiques est devenue en 2020, avec l’obtention du remboursement,
une alternative thérapeutique :

• aux approches technologiques par pompe, capteur et boucle fermée d’une part,

• et à la greffe de pancréas entier d’autre part. 

Cette étude est consacrée au risque néoplasique après greffe d’îlots.

 

Résumé

Introduction - L’usage des immunosuppresseurs est associé à un risque accru de néoplasies. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’incidence des néoplasies après greffe d’îlots avec le protocole d’Edmonton.
Patients et méthodes - Cette étude longitudinale a inclus 28 patients diabétiques de type 1 ayant reçu une greffe d’îlots seule (n = 14 ; ITA) ou après rein (n = 14 ; IAK), sous une immunosuppression comportant un anti-récepteur de l’interleukine 2, du sirolimus et du tacrolimus à faible dose. Les patients ont reçu 13 (11-15) x 103 îlots-équivalents/kg en deux ou trois injections intraportales en 3 mois. Le nombre de néoplasies observées a été identifié à partir des comptes-rendus des visites trimestrielles des patients pendant 10 ans, en intention de traiter. Résultats - 20/28 patients étaient transplantés depuis plus de 10 ans lors de l’analyse. Un IAK est décédé d’un accident vasculaire cérébral 35 mois après sa greffe d’îlots avec des greffons fonctionnels. La durée moyenne de suivi était de 11 (9-13) ans, soit 298 années-patient. Six patients (quatre ITA, deux IAK) avaient perdu leur greffon insulaire à 10 ans, mais seuls les quatre ITA ont arrêté l’immunosuppression, tout en continuant leur suivi, puisque les deux IAK ont poursuivi l’immunosuppression en raison du greffon rénal fonctionnel. Un IAK a présenté un lymphome juste après l’anniversaire des 10 ans. Quatre cancers cutanés (deux basocellulaires et deux épidermoïdes dont un vulvaire), d’évolution favorable, ont été excisés chez trois IAK et un ITA. Conclusion - Les patients IAK semblent plus exposés aux complications néoplasiques que les ITA. Ceci est probablement lié à une exposition plus prolongée à une immunosuppression plus lourde et à la répétition des inductions, en dépit de l’utilisation d’un inhibiteur de mTOR. Ces résultats incitent à une surveillance dermatologique annuelle systématique, à l’anticipation du type d’induction utilisé pour la greffe rénale et à une prise en compte du statut Epstein-Barr virus. 

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