L'expertise pratique en diabétologie

Horizon 2020 : quels glucides dans mon assiette ? 2e partie : l’index glycémique en pratique

La régularité de consommation des glucides et l’estimation des quantités consommées font partie de la base de nos pratiques diététiques en diabétologie. Mais la quantité seule de glucides ne présage pas toujours de la glycémie post-prandiale. Plusieurs facteurs comme l’activité physique, la digestion ou d’autres paramètres alimentaires, tels que l’index glycémique des aliments, peuvent la faire varier. La prise en compte de cet effet physiologique, combiné à la quantité de glucides améliore de façon significative l’équilibre glycémique et la santé en général (1). Dans cet article, j’aborderai les termes appropriés pour en parler, son intérêt en pratique et différentes stratégies pour permettre au patient de l’utiliser dans son quotidien.

Terminologie

L’index glycémique

Bientôt 50 ans que la notion d’index glycémique (IG) est connue et pourtant, à chaque fois que je parle de glucides avec les patients ils me répondent : « Ah oui, les lents et les rapides »… Bien que les premières expériences le montraient clairement, il a été prouvé, depuis plusieurs décennies, que cette base expérimentale est fausse (2). Dès 1972, il est montré, pour la première fois, que les féculents, dits anciennement sucres lents, n’ont pas tous le même effet sur la glycémie (3). D.J. Jenkins reprendra plus tard ces travaux (4) et publiera, en 1981, la notion d’IG et de pouvoir hyperglycémiant des aliments. En 1984, une équipe française montre, chez des patients diabétiques de type 2, des profils glycémiques identiques après la consommation de pain ou de saccharose au petit-déjeuner, à quantité de glucides égale (5). Nous savons donc, depuis 35 ans, que le sucre (saccharose), ne fait pas plus monter la glycémie que le pain blanc.

Les mots « lent et rapide »

Pourtant, les mots « lent et rapide » sont encore trop souvent utilisés et peuvent être source de confusion. En effet, les sucres dits lents sont majoritairement associés aux glucides complexes et les sucres dits rapides aux glucides simples. Or, ce classement, basé uniquement sur la structure biochimique des glucides, ne prend pas en compte l’effet physiologique des aliments appelé IG. Prenons pour exemple le pain de mie, anciennement classé dans les sucres lents, qui a un index glycémique élevé, en revanche la cerise, associée au terme sucre rapide, a un index glycémique bas. Les termes « lent et rapide » ne doivent donc plus être utilisés car ils se rapportent à des aliments qui ont des effets différents sur la glycémie.

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