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Le pré-diabète consiste en une élévation de la glycémie à jeun et/ou une diminution de la tolérance au glucose, qui prédispose à la survenue d’un diabète de type 2 (DT2) et des atteintes micro et macrovasculaires. Comment le pré-diabète est-il pris en charge ? Comment prévenir le DT2 ?

Peut-on prévenir le passage du prédiabète au DT2 ?

L’un des enjeux de santé publique est de prévenir le DT2 et ses complications à long terme. Bien qu’elle concerne l’ensemble de la population, la prévention du DT2 doit s’adresser en priorité aux patients intolérants au glucose (ITG) et/ou avec une hyperglycémie à jeun (HMJ). Le risque de DT2 dépend de facteurs non modifiables (âge, origine ethnique, prédisposition génétique) et de facteurs modifiables (obésité, alimentation inadaptée, sédentarité…). L’alimentation et l’activité physique sont aussi des leviers d’action possibles permettant d’atténuer le risque d’évolution vers le DT2. Les premières études de prévention du DT2 par l’hygiène de vie (études pilotes de faisabilité chez des sujets présentant divers degrés de troubles de la glycorégulation) étaient imparfaites pour des raisons de méthodologie et de taille des effectifs étudiés. Elles ne seront donc pas détaillées. Nous développerons les trois principales études contrôlées et randomisées de bonne qualité, portant sur des effectifs importants et avec un suivi assez long : la China Da Qing Diabetes Prevention Study (CDQDPS), la Finnish Diabetes Prevention Study (FDPS) et le Diabetes Prevention Program (DPP) (1-3).

La China Da Qing Diabetes Prevention Study

La CDQDPS (1) est une étude multicentrique prospective qui a inclus en Chine, en 1986, 577 sujets avec ITG, suivis tous les 2 ans durant 6 ans (8 % de perdus de vue seulement). Les sujets ont été randomisés en quatre groupes :

  1. un groupe contrôle, qui recevait une information générale sur l’ITG et le DT2 avec distribution de brochures sur l’équilibre alimentaire et l’activité physique,
  2. un groupe intervention alimentaire, bénéficiant de séances éducatives individuelles et collectives dans le but de réduire l’apport calorique journalier total (ACJT) et de diminuer graduellement le poids,
  3. un groupe intervention par l’activité physique, visant à augmenter les activités quotidiennes,
  4. un groupe intervention, combinant l’alimentation et l’activité physique.

Au cours de l’intervention active, l’incidence cumulée du DT2 a été de 65,9 % dans le groupe contrôle contre 47,1 %, 44,2 % et 45,6 % respectivement dans les groupes 2, 3 et 4. Ces interventions ont donc été efficaces, réduisant à 6 ans l’incidence du DT2 de 31 % dans le groupe régime alimentaire, 46 % dans le groupe exercice physique et de 42 % dans le groupe intervention combinée.

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