Dans un arrêté du 28 mai 2026, le Journal officiel formalise la possibilité de remboursement des traitements médicamenteux de l’obésité (tirzépatide, sémaglutide) (1).
Qui peut en bénéficier ?
Le texte précise les indications : « Chez l’adulte en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à 6 mois), en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique pour la gestion du poids, incluant la perte de poids et le maintien du poids :
- patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial ≥ 40 kg/m2 sans comorbidité ;
- patients ayant un IMC initial ≥ 35 kg/m2 avec une comorbidité, similaire à ce qui autorise la chirurgie de l’obésité.»
En pratique
Les éléments devant être renseignés par les prescripteurs sont les réponses aux questions suivantes :
- la prescription initiale a-t-elle été réalisée par un prescripteur habilité ? (médecins exerçant dans les structures de santé impliquées dans la prise en charge de l’obésité de niveau de recours 2 et 3, à savoir : les médecins exerçant en CSO, dans un CHU, dans un SMR de « gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition » ou les endocrinologues en lien avec un CSO) ?
- le patient est-il âgé de 18 ans ou plus ?
- l’IMC initial du patient est-il ≥ 35 kg/m2 avec comorbidité (parmi celles définies par l’arrêté relatif à la prise en charge) ou ≥ 40 kg/m2 sans comorbidité ?
- le patient est-il en échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à 6 mois), en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique ?
Référence

