L'expertise pratique en diabétologie

Anxiété et diabète : quels liens et quelles perspectives thérapeutiques ?

Les troubles anxieux constituent un véritable enjeu à la fois diagnostique et thérapeutique. L’approche psychothérapeutique, en complémentarité de la prise en charge médicamenteuse, montre ses effets sur l’équilibre du diabète.

 

Introduction

Les troubles anxieux constituent une famille de troubles psychiatriques variés : le trouble panique, l’anxiété généralisée, les troubles phobiques, le trouble obsessionnel et compulsif et, enfin, l’état de stress post-traumatique. Les troubles anxieux constituent, avec les troubles dépressifs, la 4e cause d’années de vie en bonne santé perdues. Le diabète en est la 8e cause dans les pays développés. Si les troubles anxieux sont fréquents dans la population générale, ils le sont encore plus dans le diabète de type 1. L’objectif de cet article est de préciser ces données épidémiologiques, d’apporter à la fois des éléments statistiques et de réflexion au sujet du lien entre diabète et troubles anxieux. Enfin, après un rappel sur la prise en charge de tels troubles, nous déclinerons les données qui commencent à se dessiner quant à leur prise en charge chez les patients diabétiques en particulier.

Prévalence des troubles anxieux dans le diabète de type 1

La prévalence des symptômes anxieux est estimée à 40 % chez les patients diabétiques de type 1 (1). Les troubles anxieux sont donc plus fréquents chez ces patients puisque la prévalence trouvée dans la population générale varie, selon les études, de 5,1 à 14,6 %. L’augmentation du risque de troubles anxieux est estimée à 25 % chez les patients diabétiques. Plus encore, le risque de troubles anxieux sévères serait augmenté de 48 % (2). Les données d’une étude tendent à montrer une prévalence encore plus élevée des symptômes anxieux dans les premières années de la maladie avec une prévalence de 56 % (3). On peut penser que le vécu des premières années de diabète est un tournant qui aura un impact sur l’avenir du diabète, notamment en termes de qualité de vie, d’équilibre et d’apparition de complications. En ce sens, il paraît pertinent de prendre en considération les troubles anxieux par une prise en charge précoce.

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