L'expertise pratique en diabétologie
 

Nutrition après la chirurgie de l’obésité : quel apport protéique préconiser ?

Après une chirurgie bariatrique des ajustements comportementaux s’imposent, notamment d’un point de vue diététique. Un fractionnement alimentaire est préconisé, cependant quel est l’apport protéique conseillé ? Les recommandations américaines proposent un seuil minimal de 60 g/j, mais le niveau de preuve reste encore faible.

Introduction

La chirurgie de l’obésité concerne les patients dont l’IMC est supérieur à 40 kg/m² ou à 35 kg/m² s’il existe une comorbidité. Selon la dernière enquête Obépi de 2012, 3,1 % de la population a un IMC supérieur à 35 kg/m² et 1,2 % à 40 kg/m² (1). La prise en charge chirurgicale de l’obésité est actuellement en plein essor : le nombre d’interventions a ainsi triplé entre 2006 et 2014. à titre d’exemple, 17 659 gestes ont été réalisés en 2008, 30 442 en 2011, 42 815 en 2013 (2) et 47 544 en 2014 (3).

Des ajustements diététiques

La quantité de protéines à consommer en post-chirurgie bariatrique n’est pas clairement établie.

La chirurgie bariatrique impose et nécessite des ajustements post-opératoires comportementaux, en particulier d’un point de vue diététique. Le résultat pondéral dépend notamment de l’adaptation à une alimentation fractionnée. En effet, le petit estomac ne permet pas l’ingestion d’une quantité importante d’aliments et, pour subvenir aux besoins de l’organisme, il est préconisé un fractionnement alimentaire mais également de mettre l’accent sur la consommation de protéines et de féculents. Cependant, la quantité de protéines à consommer en post-chirurgie bariatrique n’est pas clairement établie.
Les recommandations américaines de 2013 (4) fixent un seuil minimal quotidien de 60 g d’apports protéiques avec un objectif autour de 1,5 g/kg de poids idéal par jour (le poids dit “idéal” est celui pour lequel l’IMC est à 25 kg/m2). Il n’est pas précisé dans quel délai post-opératoire ces apports doivent être atteints mais cette recommandation est classée dans la prise en charge post-opératoire immédiate. Il s’agit cependant d’une recommandation de grade D (c’est-à-dire basée sur un consensus d’experts et non sur des niveaux de preuve élevés).

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.

Découvrez nos offres d'abonnement

Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !

  • Tous les contenus de la revue en illimité
  • Les numéros papier sur l'année
  • Les newsletters mensuelles
  • Les archives numériques en ligne

ou

Achetez cet article

Ajoutez cet article à votre panier, procédez au paiement et retrouvez-le dans votre espace.

ou

Inscrivez-vous gratuitement sur Diabète & Obésité.fr et bénéficiez de l'accès à une sélection d'articles !

  • Les actualités spécialisées, dédiées aux professionnels de santé
  • Les newsletters mensuelles