L'expertise pratique en diabétologie
 

Typologie des diabètes : à l’heure de l’individualisation thérapeutique

Longtemps la classification des patients diabétiques est restée particulièrement simpliste : d’un côté les DT2, d’âge mûr, avec leur surpoids ou obésité, de l’autre des sujets jeunes avec une révélation bruyante de la maladie. Pour le reste, des causes bien documentées. Cependant pour les diabétologues, cette dichotomie n’a jamais été satisfaisante au regard de la clinique. Régulièrement des patients échappent à cette classification et le dosage des anticorps, censé être une aide capitale pour classer le diabète, a complexifié certaines situations. Des DT2 avec des Ac, des DT1 à évolution lente interrogent régulièrement les cliniciens. L’amélioration des connaissances, le développement des clusters apportent maintenant un nouveau focus et élargissent le champ de lecture du diabète. Il ne s’agit pas de deux mais de cinq « familles » possibles. Ce distinguo est fondamental car il conditionne toute la stratégie de prise en charge et évidemment les thérapeutiques. Pour résumer ces travaux, nous avons demandé à PH Ducluzeau, très impliqué sur cette thématique, une synthèse claire et concise, très didactique. Mission accomplie… Nous sommes heureux à Diabète & Obésité, à l’aube de l’été, de vous offrir ce numéro passionnant qui débouche sur un vrai changement de paradigme… Bonnes vacances à tous

Dr Saïd Bekka, Chartres

Résumé
Le diabète n’est pas une maladie homogène, mais se compose de nombreuses étiologies avec l’hyperglycémie comme une caractéristique commune. Historiquement, quatre facteurs cliniques ont été utilisés pour identifier cette diversité : l’âge au début, la sévérité de la maladie (degré d’insulinopénie), l’adiposité (IMC) et la présence d’auto-anticorps associés au diabète. Il est évident que ces facteurs seuls ne sont pas suffisants pour caractériser un nouveau patient, l’adiposité augmentant chez tous et le déséquilibre alimentaire étant présent à tous les âges. De plus, les deux principaux types de diabète peuvent parfois partager des caractéristiques communes, telles que l’auto-immunité éventuellement présente chez des « vrais » diabètes de type 2, ou l’insulinorésistance précédant parfois l’apparition de diabète de type 1. Il semble de ce fait important d’actualiser notre classification typologique des diabètes. Dans cette optique, une étude suédoise a identifié cinq groupes distincts de diabète en utilisant six marqueurs clinico-biologiques recueillis à la découverte du diabète. Ces résultats, dont la pertinence clinique n’échappe pas aux diabétologues, représentent une progression vers la médecine de précision, garante in fine d’un meilleur choix parmi l’arsenal thérapeutique antidiabétique en plein développement.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.

Découvrez nos offres d'abonnement

Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !

  • Tous les contenus de la revue en illimité
  • Les numéros papier sur l'année
  • Les newsletters mensuelles
  • Les archives numériques en ligne

ou

Achetez cet article

Ajoutez cet article à votre panier, procédez au paiement et retrouvez-le dans votre espace.

ou

Inscrivez-vous gratuitement sur Diabète & Obésité.fr et bénéficiez de l'accès à une sélection d'articles !

  • Les actualités spécialisées, dédiées aux professionnels de santé
  • Les newsletters mensuelles